Cotisations sociales
Les cotisations sociales au Luxembourg couvrent la maladie (soins de santé et prestations en espèces), la pension et l’assurance dépendance. Les cotisations santé et pension sont plafonnées ; la dépendance suit sa propre règle. Les taux affichés sont ceux en vigueur pour 2026, en attendant la validation.

Ce que retient le salarié
Avant l’impôt, la sécurité sociale prélève ses cotisations sur le salaire brut. Au Luxembourg, elles sont recouvrées par le Centre commun de la sécurité sociale (CCSS) et se répartissent, côté salarié, en quatre lignes. L’assurance maladie comporte deux volets : les soins de santé, à 2,8 %, et les prestations en espèces (le maintien de revenu en cas d’incapacité), à 0,25 %. Vient ensuite l’assurance pension, la plus lourde, à 8,5 % pour 2026. Additionnées, ces trois lignes représentent 11,55 % du salaire. S’y ajoute, à part, l’assurance dépendance, à 1,4 %, qui obéit à ses propres règles (voir plus bas).
Ces taux sont ceux publiés par le CCSS dans ses paramètres sociaux. Il est utile de savoir qu’ils sont annoncés comme des taux globaux — la charge totale partagée entre le salarié et l’employeur — et que la moitié seulement pèse sur le salarié pour les lignes maladie et pension. Le calculateur applique directement la part salariale.
Le taux de pension retenu pour 2026 (8,5 % pour le salarié) reflète un relèvement décidé dans le cadre de la réforme des pensions : la loi du 18 décembre 2025 a augmenté la cotisation pension globale à compter du 1er janvier 2026, la charge étant répartie à parts égales entre le salarié, l’employeur et l’État. La réforme étant récente, ce taux fait partie des valeurs revérifiées auprès du texte primaire.
Le plafond cotisable : là où le prélèvement s’arrête
Les cotisations maladie et pension ne s’appliquent pas sans limite. Elles sont plafonnées à un maximum cotisable fixé à 13 856,63 € par mois, soit cinq fois le salaire social minimum. Au-delà de ce plafond, la part du salaire qui dépasse n’est plus soumise à ces cotisations : un salaire élevé cotise sur les mêmes 13 856,63 € qu’un salaire situé juste au niveau du plafond. C’est le moment où la mécanique devient lisible — le prélèvement social a un toit, et ce toit se déplace chaque fois que l’échelle mobile relève le salaire social minimum, puisqu’il en est un multiple.
L’assurance dépendance : une règle à part
L’assurance dépendance, à 1,4 %, échappe à deux règles que suivent les autres cotisations. D’abord, elle ne connaît aucun plafond : elle s’applique à l’intégralité du salaire, aussi haut soit-il. Ensuite, sa base n’est pas le brut entier mais le brut diminué d’un abattement égal à un quart du salaire social minimum, soit 692,83 € par mois sur la période en cours. On soustrait donc ce montant du salaire avant d’appliquer le taux.
Un dernier point la distingue, cette fois du côté fiscal : contrairement aux cotisations maladie et pension, l’assurance dépendance n’est pas déductible du revenu imposable. Le barème de retenue de l’ACD le précise explicitement — il ne tient pas compte de la contribution dépendance. C’est pour cette raison que le calculateur la traite sur sa propre ligne, avec sa propre base, plutôt que de la fondre dans le total des cotisations.
Ce que porte l’employeur : le coût total
L’employeur supporte, en plus du salaire brut, ses propres cotisations, qui ne sont jamais déduites de votre net mais s’ajoutent au coût du poste. Y figurent notamment l’assurance accident (0,65 % de base, modulée par un facteur bonus-malus propre à chaque employeur), la santé au travail (0,14 %) et la mutualité des employeurs (0,23 %, variable selon la classe de risque). L’employeur verse en outre sa moitié des cotisations maladie et pension. Le calculateur affiche ce coût employeur comme une ligne distincte, pour montrer l’écart entre ce que coûte un salarié et ce qu’il touche — sans jamais le retrancher du net.
Sur la fiche de paie, ces lignes se combinent en un seul prélèvement social mensuel, mais les distinguer a son utilité. Les cotisations maladie et pension sont déductibles du revenu imposable et réduisent donc, en second temps, l’impôt ; l’assurance dépendance, elle, ne l’est pas. Deux salariés au même brut supportent la même part salariale tant qu’ils restent sous le plafond ; au-dessus, la fraction excédentaire échappe aux cotisations maladie et pension mais reste soumise à la dépendance, qui n’a pas de toit. C’est cette asymétrie que le détail du calculateur rend visible, ligne par ligne, plutôt que de la masquer dans un pourcentage unique.
Tous les taux et montants de cette page sont ceux en vigueur pour 2026, en attendant la validation par le relecteur au regard des paramètres officiels du CCSS.
Le contenu complet de cette page est encore en préparation et sujet à révision.